La virtualisation est devenue un sujet phare dans la presse informatique spécialisée. Certains articles la considérant même comme la nouvelle frontière du monde informatique. Qu’est ce que la virtualisation et quels en sont ses bénéfices ?
La virtualisation est la méthode par laquelle des logiciels et des matériels opèrent sous un système hôte. Le système virtuel et le système hôte partagent le même matériel. Grâce à la virtualisation, plusieurs systèmes partagent un ordinateur unique. Par exemple, une société peut investir dans un système disposant de puissants processeurs et d’une mémoire maximum, et en utilisant la virtualisation, un administrateur pourrait installer 3 ou 4 systèmes d’exploitation différents sur cette machine (selon la puissance du processeur et les conditions requises pour les systèmes d’exploitation). Rien que les économies réalisées sur les coûts d’équipements justifient l’intérêt pour cette technologie.
Très récemment, Microsoft® et VMware® (2 sociétés spécialisées dans les logiciels de virtualisation) ont annoncé que leurs clients pourraient télécharger gratuitement leurs logiciels de virtualisation. Ces sociétés tentent par ce biais d’encourager les individus à se familiariser avec les systèmes d’exploitation virtuels. Cette connaissance associée aux faibles coûts de larges volumes de stockage ainsi que l’utilisation grandissante de la technologie RAID permettent d’anticiper une prolifération de la virtualisation à travers les sociétés de toutes tailles.
La virtualisation ne s’arrête pas aux systèmes d’exploitation. Il existe également des applications virtuelles et des volumes de stockage SAN virtuels. Sous ces concepts de virtualisation, les composants de stockage tels que les lecteurs de disques durs utilisés comme équipements de bande magnétique sont connus sous le nom de librairie virtuelle (VTL).
Le sujet de notre article technique, la technologie VTL, offre un fort niveau de retour sur investissement, une installation facile dans un environnement d’archive existant, et propose des délais de restauration rapides. En plus, VTL n’entraine pas l’obsolescence des investissements réalisés dans les machines de bandes magnétiques physiques ou les bibliothèques. L’architecture des systèmes de sauvegardes peut encore alimenter des données vers une bande magnétique physique pour un stockage à distance.
En résumé, VTL utilise des solutions matérielles ou logicielles pour rediriger les données sauvegardées qui auraient été envoyées vers la librairie de bande vers une grappe RAID. Le logiciel de sauvegarde est capable de cela (à travers le logiciel et le matériel) en reconnaissant la grappe RAID en tant que lecteur de bande magnétique. Les options de sauvegarde traditionnelles telles que les schémas complets, différentiels, incrémentaux ou "snapshot" fonctionnent de manière identique dans un VTL. En fait, le schéma de sauvegarde en place avant l’implémentation de VTL sera toujours disponible après la migration vers une installation VTL.
Le stockage pour un système VTL peut démarrer au demi-téraoctet de données et atteindre des centaines de téraoctets selon vos besoins. Le stockage peut se composer de systèmes de Fibre Channel ou iSCSI de hautes performances. Des systèmes SATA (Serial ATA) ou PATA (Parallel ATA) constituent des alternatives plus économiques. Tous ces systèmes sont un choix idéal pour l’implémentation VTL.
Des logiciels et matériels VTL peuvent également supporter de multiples librairies de stockage par bandes magnétiques. Historiquement, dans les schémas de machine à bande magnétique traditionnel utilisant une configuration à une machine de bande, on observait un important déplacement de données vers cet appareil. Pour corriger ces déplacements, les administrateurs ajoutèrent plusieurs machines à bandes magnétiques, soit des librairies de bande volumineuses employant plusieurs machines à bande, pour diviser le volume de travail et équilibrer le transfert de données. Les configurations VTL offrent la même possibilité de sauvegardes multiples qui s’exécutent simultanément, ce qui signifie que vous pouvez distribuer le processus d’archivage sur un plus grand nombre de régions de données. En dépit de la virtualisation, les données resteront cependant physiquement stockées sur la grappe RAID de stockage.
Pour les environnements avec des procédures en place pour l’archivage à distance de données, pratiquement tous les systèmes VTL supportent maintenant une librairie de stockage par bande connectée au VTL, ce qui autorise un flux continu de données archivées à être archivées à nouveau sur une bande magnétique physique - une sauvegarde de sauvegarde. Ceci apporte une double protection pour les fichiers utilisateur. L’archivage secondaire est configuré dans un calendrier où les bandes magnétiques sont stockées ou recyclées.
Certaines organisations ont introduit une configuration VTL sur une échelle WAN. En théorie, cela permet à ces organisations d’héberger un site de récupération de désastre à distance pour des sites à moins de 60 kms de distance. En utilisant des prises de vue instantanées à certains moments précis, les restaurations de données au moment d’un sinistre est réduit considérablement.
Un grand nombre d’applications de sauvegarde de bandes magnétiques utilise un type ou un autre de virtualisation de bandes magnétiques. Si vous avez des spécifications précises, consultez votre fournisseur de logiciel.
Comment fonctionne le système complet ?
D’un point de vue opérationnel, l’environnement ne change pas et les sauvegardes programmées continuent à se réaliser telles qu’elles avaient été configurées. La configuration du matériel et des logiciels peuvent nécessiter une installation selon le type d’équipement, avec des détails de connectivité (IP, SCSI, iSCSI, Fibre Channel) liés à la topographie du réseau.
Grâce à une installation et une configuration un peu plus dynamiques, des solutions tolérantes à la faute peuvent être installées, sans coûts de support media ou de calendrier de recyclage de bandes magnétiques. La figure A représente une configuration VTL. Quel est l’apport de la virtualisation à cette configuration ? La virtualisation a le potentiel pour supprimer les media magnétiques de la topographie.
Comme indiqué précédemment, il existe des produits qui créent de multiples librairies virtuelles ou machines magnétiques. L’avantage est que de multiples sauvegardes peuvent s’exécuter depuis différents serveurs dans le même espace de stockage. Ce stockage peut réaliser une sauvegarde moins rigoureuse vers une bande magnétique ou un autre VTL. Ce second niveau de VTL peut être un disque de stockage plus lent et fonctionner telle une sauvegarde continue du premier niveau de sauvegarde. La disponibilité des produits de création d’environnement VTL ainsi que la technologie peu chère a rendu la sauvegarde double à différents temps possible.

Le contexte législatif et de mise en conformité actuel obligent les sociétés à s’assurer de la disponibilité permanente des données. Un auditeur ne se contentera pas d’une réponse de type “Le serveur que vous souhaitiez inspecter vient juste de tomber en panne”. Que se passe-t-il en cas de panne sur la grappe de stockage qui héberge vos données de premier ou second niveau de sauvegarde ?
Tout n’est pas perdu ! Une société spécialisée dans la récupération de données peut reconstruire et extraire les données depuis les grappes de stockage utilisées dans les systèmes VTL, en se concentrant sur les données continues à l’intérieur des fichiers d’archives des bandes magnétiques post-extraction. Aujourd’hui les logiciels pointus d’archivage stockent les fichiers cibles avec un haut niveau de compression et des méthodes internes de catalogage. Seule une société expérimentée telle qu’Ontrack est capable de restituer les données archives en un temps record.
Quelle que soit la méthode ou le média utilisé pour stocker les données, Ontrack peut aider votre organisation en cas de sinistre. En intégrant Ontrack à votre plan de contingence, vous ou votre client vous assurez d’un temps d’indisponibilité des données minimal en cas de pertes de données.