Ontrack Data Recovery

Faire face à la complexité du stockage

 
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Cherchant à accroître la capacité d'un serveur de fichiers prenant en charge des centaines d'utilisateurs, Neil Smith, responsable informatique dans le secteur de la santé, a branché un boîtier externe composé de 14 disques durs sur le port de sortie de son contrôleur RAID (dont un canal SCSI était déjà utilisé en interne dans une matrice de disques englobant de multiples canaux). Malheureusement, lorsqu'il a ajouté ce boîtier, la configuration RAID d'origine a été perdue, soit plus de 400 000 fichiers (environ 250 Go) de données perdus. L'équipe informatique a tenté de rétablir la configuration, mais après l'avoir laissée s'exécuter sans succès toute la nuit, elle a découvert que l'opération était en train d'écraser la matrice d'origine par une nouvelle matrice incluant tous les disques du serveur ainsi que du boîtier.

Ontrack Data Recovery a pu se connecter à distance et restaurer plus de 99 % des quelque 400 000 fichiers de la matrice RAID reconfigurée et écrasée, mais cette histoire illustre un paradoxe central du stockage de données : à mesure que le stockage gagne en complexité et en sophistication, le taux de défaillance du matériel, des logiciels et des opérateurs augmente. En fait, même avec tous les progrès réalisés dans la technologie de stockage, seuls 20 % environ (selon Enterprise Strategy Group) des processus de sauvegarde aboutissent.

Chaque année, des centaines de nouveaux produits et technologies de stockage de données sont introduits, visant à faciliter et accélérer la tâche. Etant donné la multitude de catégories et d'options à étudier, la complexité du stockage engendre plutôt la confusion, ce qui au final fait perdre du temps et entraîne la perte de données que ces progrès étaient précisément censés éviter.

D'où l'éternelle question que se posent la plupart des professionnels de l'informatique qui ont investi des centaines de milliers de dollars dans une technologie de stockage dernier cri : "Comment la perte de données peut-elle encore se produire et que puis-je faire ?".

Pourquoi les sauvegardes échouent encore

Dans un monde parfait, une entreprise bâtirait son infrastructure de stockage en partant de zéro à l'aide d'une des nouvelles solutions de stockage et se standardiserait sur certains fournisseurs ou options. Tout resterait inchangé, et des résultats incroyablement performants et robustes seraient obtenus.

Dans le monde réel, toutefois, le stockage est un vrai casse-tête. Rien ne reste constant ; des données nouvelles sont sans cesse ajoutées, tandis que de nouvelles réglementations (telles que la loi américaine Sarbanes-Oxley ou les contraintes de la CNIL) imposent des changements dans la procédure de conservation des données. Comme les entreprises peuvent rarement justifier de recommencer en partant de zéro, la plupart ont tendance à ajouter des capacités de stockage par incrément, introduisant de nouveaux éléments de différents fournisseurs à divers moment, d'où la complexité du stockage.

Cette complexité peut mener à différents échecs de sauvegarde qui peuvent prendre au dépourvu les entreprises non préparées à faire face aux ramifications de la perte de données. L'une des raisons de l'échec des sauvegardes tient à des supports inadaptés. Si une entreprise laisse ses bandes magnétiques de sauvegarde empilées sur une étagère pendant des années, ces bandes peuvent se détériorer et devenir illisibles. C'est même un cas courant lorsque les bandes magnétiques de sauvegarde ne sont pas stockées correctement. Une autre raison de l'échec des sauvegardes est que les entreprises perdent la trace des logiciels avec lesquels ces sauvegardes ont été créées. Or, pour qu'une restauration aboutisse, la plupart des logiciels nécessitent que l'environnement exact soit toujours disponible. Enfin, les sauvegardes échouent en raison d'une altération du processus de sauvegarde. Souvent, les entreprises modifient l'ampleur de leurs données mais ne changent pas leur procédure de sauvegarde pour rester en phase, si bien qu'elles ne sauvegardent pas ce qu'elles croient. Sans des tests réguliers, toutes ces raisons constituent des sources potentielles d'échec.

Que faire lorsque votre sauvegarde échoue

Quels que soient les efforts que déploie une entreprise pour tenter d'accélérer ses opérations et de se prémunir contre les problèmes relatifs aux nouveaux produits et technologies, la menace d'une perte de données perdure, et les techniques de sauvegarde et de stockage n'offrent pas toujours la récupération nécessaire. Quand une heure de temps d'arrêt peut engendrer une perte de plusieurs millions de dollars, l'inclusion de la récupération de données dans votre plan de reprise global est essentielle et peut être le seul moyen de rétablir rapidement et efficacement la continuité des activités. Lorsqu'une situation de perte de données se présente, le facteur le plus important est le temps. Les décisions relatives au plan d'action le plus prudent doivent être prises rapidement, raison pour laquelle les administrateurs doivent comprendre quand réparer, restaurer et récupérer les données.

Quand opter pour la réparation

Il suffit d'exécuter des outils de réparation de fichiers (comme fsck ou CHKDSK) en mode lecture seule dans un premier temps, étant donné que l'exécution de la réparation proprement dite sur un système comportant de nombreuses erreurs pourrait écraser les données et empirer les choses. Les outils de réparation de fichiers tentent de réparer les liens rompus dans le système de fichiers en se fondant sur une connaissance très spécifique de ce à quoi ce système de fichiers est censé ressembler. En fonction des résultats du diagnostic effectué en mode lecture seule, l'administrateur peut prendre une décision avisée entre la réparation et la récupération. Si les résultats révèlent une quantité limitée d'erreurs, il est probablement préférable de les corriger, car l'outil de réparation produira alors de bons résultats.

Notez que si votre disque dur émet des sons étranges à un moment ou un autre, il est préférable de passer immédiatement à l'option de récupération.

Quand opter pour la restauration

La première question qu'un administrateur doit se poser est de quand date sa dernière sauvegarde et si une restauration lui permettra de revenir à un point convenable pour poursuivre les opérations normales. Il existe une différente notable entre les données de la dernière sauvegarde et les données au moment de la défaillance, aussi est-il important d'établir la distinction dès le départ. Seule une récupération peut aider si les données cruciales n'ont jamais été sauvegardées. Une autre question importante est de savoir combien de temps prendra la restauration ; si la durée nécessaire est trop longue, il est possible que l'administrateur doive rechercher d'autres options. Le dernier facteur à prendre en compte est la quantité de données qu'il essaie de restaurer. La restauration de plusieurs téraoctets de données à partir de bandes magnétiques, par exemple, prendra beaucoup de temps.

Quand opter pour la récupération

La décision de récupérer les données revient à déterminer si la situation de perte de données d'une entreprise est cruciale ou non, et quel temps d'arrêt elle peut se permettre. Si l'entreprise n'a pas suffisamment de temps pour planifier le processus de restauration, il est probablement préférable de privilégier la récupération. La récupération est également la meilleure méthode si les sauvegardes s'avèrent trop anciennes ou s'il existe un type d'altération. Le point essentiel à retenir est que, si d'autres options ont été tentées et ont échoué, il est préférable de contacter immédiatement une société spécialisée dans la récupération de données telle qu'Ontrack. Certains administrateurs tenteront de multiples restaurations ou réparations avant d'essayer la récupération et causeront de ce fait davantage de dégâts aux données.

Gérer la complexité

Via une série d'activités de maintenance de systèmes étroitement liées, Wolters Kluwer Corporate Legal Services (anciennement CCH Legal Information Services) a perdu l'accès aux données stockées sur la matrice de stockage NAS de l'entreprise. Après un appel de service normal au fabricant, l'entreprise a déterminé immédiatement que la nature de la perte était bien plus importante qu'elle ne l'avait initialement supposé. En raison de contraintes liées au réseau et autres, l'entreprise ne disposait pas des données sur des supports de sauvegarde. Après des discussions préliminaires, le fabricant a envoyé le système de stockage à Ontrack et, après seulement deux jours, l'entreprise a réussi à récupérer 100 % des données.

En dépit des meilleures pratiques de cette entreprise et des vôtres, une chose est claire : quels que soient le temps et l'argent qu'une entreprise consacre à planifier, créer et maintenir son environnement de stockage, avec la complexité du stockage, la menace d'une perte de données reste réelle. Au final, la seule réponse à la question "Comment la perte de données peut-elle encore se produire et que puis-je faire ?" est de veiller à inclure la récupération des données dans votre plan.