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10 To dans un disque 3’1/2 : Seagate HGST gonfle encore les capacités de ses disques

Seagate HGST gonfle encore les capacités de ses disques

10 To dans un disque 3’1/2 destiné aux Data Centers, les Big Data ont trouvé à qui se confier. Seagate réalise l’exploit en cette fin 2014-début 2015 en combinant deux technologies. Le constructeur vise 20 To en 2020 dans le même espace.

A force de parler de SSD, on en oublierait presque les disques durs classiques. Et pourtant ils ont des intérêts majeurs : le kilo-octet est dix fois moins cher, et les capacités restent quasiment symétriquement 10 fois plus grosses que celles des SSD à date identique pour le même format de disque 3’1/2. Une preuve de plus avec l’arrivée des disques durs de nouvelles génération chez Seagate HGST qui atteignent les 10 To dans un format 3’1/2 en mixant la technologie SMR et le gonflage à l’hélium.

Si l’hélium est utilisé depuis un peu plus d’un an sur un disque d’une capacité de 6 To originaire de HGST (Hitachi Global Storage Technologies, absorbé par Seagate), le SMR était plutôt l’apanage des laboratoires de Seagate sur la même période. Le SMR (pour Shingled Magnetic Recording) est là pour remplacer le PMR (Perpendicular Magnetic Recording) : il s’agit d’un détail, qui a son importance – des technologies d’enregistrement et de lecture des données par les têtes magnétiques sur le plateau. Le PMR fait gagner 25% de la surface du plateau (recto/verso) pour grouper plusieurs pistes en “bandes de pistes” pour en faire des zones de données plus denses au lieu d’interstices stériles. Cette réduction du nombre de pistes pour des bandes rapproche donc les pistes les unes des autres qui ne sont plus réellement des pistes. L’appellation Shingled prend alors tout son sens puisqu’elle exprime les bardeaux d’un toit qui sont faits pour se chevaucher.

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Dans la réalité, le chevauchement ne concerne pas les pistes qui ne peuvent s’empiler pour être lues, mais bien plutôt le chevauchement à un moment donné de la tête de lecture entre deux pistes d’une bande puisque les têtes et les incréments de déplacement des têtes n’ont pas changé, eux, de la technologie ancienne PMR à la nouvelle SMR. C’est donc une astuce technique électromécanique et logicielle qui est employée pour gérer ce chevauchement (SMR) car les têtes vont à un moment donné écrire en bordure d’une piste et d’une autre, au lieu d’être bien au-dessus d’une seule et unique piste de manière bien perpendiculaire (PMR).

Évidemment, la gestion SMR est plus complexe puisqu’elle va du coup intégrer, sur les bords de pistes, des informations qui diront à quelle “vraie” piste appartiennent les données stockées à cheval entre deux; la manipulation requiert des séquences de lecture écriture complexes qui ne correspondent pas à un usage de disque dur de PC mais bien plutôt à des stockages de séquences de données plus longues, moins souvent modifiées qui correspondent notamment plus à des usages de Big Data traitées par des Data Centers.

Pour finir, si on compte bien 25% de plus de stockage sur un disque dur dont la capacité avec le gonflage à l’hélium était de 8 To, on arrive bien à 10 To. Mine de rien, entre le disque de 4 To qui, gonflé à l’hélium, avait pu porter sa capacité à 6To, on a quand même assisté ici à une augmentation de 60% de la capacité d’un disque en un an. Rappelons que le rôle de l’hélium est de réduire les frottements, d’alléger les têtes et d’en réduire du coup l’inertie, de réduire la consommation électrique, et donc la température de fonctionnement. Avec ces avantages, cela permet, avec quelques aménagements, d’ajouter un ou plusieurs plateaux entre deux ou trois plateaux déjà existants.

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