Go to Top

Backup réel de disques virtuels ?

Pertes de données en environnement virtuel

Les ordinateurs virtuels sont une réponse adaptée à la problématique de l’obsolescence programmée des matériels. Toutefois, ils fonctionnent comme de « vraies » machines » et les risques de pertes de données sont plus difficiles à récupérer en cas de plantage. Est-il possible de réaliser un backup réel de disques virtuels ?

Les machines virtuelles envahissent l’informatique de l’entreprise, sans parfois que l’on s’en rende compte. Pourtant, tels de véritables PC, serveurs ou pas, ils se matérialisent de la même façon avec leurs composants et leurs performances. Cela a plusieurs avantages dont celui de pouvoir les rendre « dynamiques », c’est-à-dire capables de changer leurs caractéristiques en fonction de leur usage et des ressources dont ils ont besoin pour y répondre. Bien entendu, ces machines virtuelles fonctionnent sur des ordinateurs bien réels, très puissants, eux-mêmes configurés pour être utilisés comme un seul et même ordinateur dont la capacité de calcul est phénoménale : un énorme ordinateur virtuel qui gère des quantités de petits ordinateurs virtuels ! Le concept est déjà tellement dans les mœurs que VMware a annoncé il y a quelques mois le Data Center Virtuel !

Backup des disques virtuels

Si les ordinateurs sont virtuels, ils fonctionnent en mémoire vive et sur disque dur. Leur structure complète n’est qu’un grand espace de données. Pas de soudures, pas de câbles, pas de carte graphique ou de processeur qui chauffe, pas de disque dur SSD ou HDD. Le plantage de la machine avec perte de données peut entraîner une complexité 10 à 100 fois supérieure à celle de la récupération de données « classique » car il faut reconstruire la machine pour envisager de récupérer les données dans l’enchevêtrement des informations liées à la logique matérielle et logicielle. Les laboratoires de Kroll Ontrack conseillent de toujours avoir connaissance des informations à jour de la machine virtuelle utilisée (version de l’OS, des logiciels, des drivers, etc.) pour en faciliter la récupération; le mieux étant d’avoir mis en place au préalable un système de backup des disques virtuels comme on le fait sur n’importe quel serveur professionnel classique.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses possibilités de coupler des sauvegardes de disques virtuels vers des plateformes de sauvegarde Cloud. C’est le cas depuis très récemment sur la plateforme Windows Azure de Microsoft pour des serveurs sous Windows Server, mais il existe d’autres solutions au spectre plus large comme chez Symantec ou d’autres. Par ailleurs, sur des machines virtuelles en Cloud parfaitement compatibles avec un OS standard, ces mêmes outils de backup peuvent être exploités pour sauvegarder les données dans un autre Cloud.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *