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Bitcoin : quand les données valent de l’or

Bitcoin : quand les données valent de l'or

7 millions de dollars partis en fumée pour une simple perte de disque dur ! Le Bitcoin, monnaie 100% numérique est comme un porte-monnaie ! Il n’y a pas intérêt à le perdre quand les données valent de l’or.

La valeur du Bitcoin a atteint il y a quelques semaines plus de 1000 dollars américains. Un jeune homme qui en avait 7500 dans un tiroir depuis quelques années stockés sur un vieux disque dur l’a jeté sans se souvenir sur le moment de ce “détail”. Depuis, il fouille les décharges. Bref, la même chose lui serait arrivée s’il avait simplement détruit les données de son disque dur, par exemple à la suite d’un atterrissage de têtes. Quand la donnée devient plus précieuse que le diamant… Une telle dématérialisation nécessite de prendre conscience de ce monde inéluctable qui se construit.

Avant tout, un petit tour d’horizon sur le fonctionnement de Bitcoin s’impose; Bit pour “bit” et donc numérique, et “coin” pour pièce de monnaie. Bitcoin est donc une monnaie – ou une devise – 100% numérique; elle est capable de s’échanger à partir de n’importe quel support numérique. Bitcoin est une pièce de monnaie virtuelle, ou plutôt un “billet virtuel”, qui se range dans un portefeuille virtuel, qui se situe lui- même dans un fichier qui s’appelle justement “wallet.dat”; wallet voulant dire portefeuille en Anglais. Faite pour être échangée, elle est prévue pour quitter un porte-monnaie ou tout support sur lequel elle est enregistrée pour aller vers un autre. Il faut que sa trace disparaisse de l’endroit où elle était avant; tout comme une pièce échangée auprès d’un commerçant sur le marché.

Évidemment, pour qu’une monnaie ait une existence il faut que la banque qui les émet sache combien il en existe : dans le principe, il ne pourra être créé que 21 millions de Bitcoins, dont une partie a été émise à ce jour. Il en est émis un toutes les 4 minutes à l’heure actuelle. Pour que tout cela fonctionne, chaque unité de monnaie numérique possède un code d’identification qui lui est propre comme un vrai billet de banque. Le principe reste qu’il ne faut pas qu’il puisse être falsifiable ou traçable tant que l’on n’en n’a pas besoin. Ce type de monnaie s’appelle la crypto-monnaie; elle est garantie par une chaîne de serveurs de transaction dits “légitimes” qui garantissent un  vrai modèle de confiance.

Comment les Bitcoins sont-ils comptabilisés ?

Comment une telle monnaie peut-elle être à la fois comptabilisée et échangée entre les personnes et contre d’autres monnaies ? Comment est-ce possible de la sauvegarder ? C’est en réalité beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Bitcoin est à la fois une devise et un système de paiement. Toute transaction passe par un tiers de confiance, ou chaîne de confiance, qui garantit l’honnêteté des échanges; en termes informatiques, c’est un véritable protocole de transactions sécurisées basé sur un modèle de réseau technologique en P2P (Peer To Peer).

C’est au moment des transactions que le contrôle de l’existence de la monnaie et son changement de propriétaire peut être authentifié et validé. Sur un plan purement pratique, la seule chose à faire pour garder ses Bitcoins et éviter de les perdre, est de garder précieusement le portefeuille qui les contient. Le fameux fichier Wallet.dat qui est géré par le logiciel Bitcoin que l’on trouve sur Bitcoin.org. Et il faut le garder et le mettre en sécurité après chaque transaction car c’est lui qui est la seule preuve d’existence des Bitcoins qui y sont contenus avec un certificat de validité qui est le dernier enregistré par le serveur de la chaîne de confiance; autrement dit, on ne sait pas où sont les Bitcoins de tout le monde mais le portefeuille qui contient ceux-là est valide et son contenu est valide. Cette technique mise au point par l’inventeur de Bitcoin est intéressante à plus d’un titre, puisque le fichier Wallet.dat peut être dupliqué quelque part pour ne jamais disparaître. Il peut même être crypté dans un Cloud bien sécurisé.

Bitcoin fait couler beaucoup d’encre car outre le fait qu’il s’agisse d’une monnaie “expérimentale” ayant une vraie valeur sur le marché, elle se veut être autonome, autorégulée par son propre système en dehors des circuits bancaires classiques et surtout des banques centrales. La Bitcoin Foundation vient d’être créée à Londres pour accompagner toutes les initiatives locales dans le monde qui viseraient à vouloir créer une monnaie d’échange parallèle aux circuits classiques de l’argent. Pour certains, Bitcoin apparaît comme l’argent du libertarisme ou du libertarianisme. Encore une révolution du numérique ?

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