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Les disques SSD sont-ils moins fiables que les disques durs classiques

Disques SSD

Kroll Ontrack vient de mener une analyse sur les différences de fiabilité entre disque dur et SSD. Un constat qui prouve que le disque dur a encore de longues années devant lui.

Au vu du métier de Kroll Ontrack, il est difficile de mettre en doute les résultats que cette société a pu obtenir en termes de mesure de fiabilité entre disque dur « classique » et SSD. Surtout au vu du nombre de récupérations de données réalisées sur 4 ans. Certes, le pourcentage d’opérations reste à moins de 10% de la totalité, mais d’une part les faits sont là, établis sur un chiffre de 50000 récupérations réussies par an, et d’autre part, le marché SSD n’est pas encore comparable avec celui des disques durs en service, même s’il s’accélère.

Quels sont donc les éléments importants à retenir de cette analyse ? En premier lieu, il y a le même pourcentage de pannes entre les deux technologies, voire un peu moins pour le disque dur, ce qui démontrerait un SSD moins fiable que le disque dur. C’est radicalement un mythe qui s’efface, sans jeu de mot, dans l’état actuel et passé des deux technologies pendant ces 4 années de cohabitation.

Ce que l’on apprend également, c’est que le pourcentage de données récupérées à capacité égale est moindre par rapport à celui des disques durs. Même si les ingénieurs semblent dire que cela peut s’arranger avec le temps, il y a effectivement de réelles contraintes difficiles à réduire. Si chaque année il y a une  amélioration de la technologie de récupération pour une capacité donnée, il y a malheureusement augmentation de la capacité du support et proportionnellement plus de données à récupérer… ou à perdre…

On peut se poser la question du pourquoi d’une telle difficulté à suivre le rythme dans la récupération par rapport à la baisse des coûts et l’augmentation des capacités. Et bien là, le problème est directement lié à la technologie :

  • En raison de la complexité de l’organisation des données, il est beaucoup plus lent d’accéder à l’intérieur de la structure logique de puces défectueuses et de reconstruire les tables, avec le risque d’encore plus les endommager,
  • En l’absence de normes, il y a de plus en plus de microprogrammes de gestion des données qui n’ont rien à voir les uns avec les autres,
  • Pour le cryptage ou « chiffrement », il y a le risque supplémentaire d’exploiter le microprogramme du fabricant qui vient compléter l’absence de norme d’organisation des données. Mieux vaut en définitive exploiter un logiciel de chiffrement dont vous avez la clé.

Au final, quelles solutions ? Parmi celles qui voient le jour, des sortes de disques hybrides disque dur/SSD peuvent paraître intéressantes. Dans tous les cas, la sauvegarde régulière est impérative, l’usage du Cloud incontournable.

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