Go to Top

Dossier Smartphones (1/3) : His name is Black, Boeing Black

Dossier Smartphones

On l’a vu dans Skyfall, le dernier James Bond, les données et le piratage des réseaux sont au cœur de rapports de force économiques et politiques mondiaux. C’est le cas dans la réalité. Dans ce monde, le mobile est à a fois un outil de parfaite liberté, mais aussi la porte d’entrée vers tous les réseaux. Boeing a lancé son smartphone dénommé Black à destination des agents gouvernementaux et des espions. Il s’autodétruit en cas d’intrusion.

La Mission de Black : la sécurité dans la mobilité par l’étanchéisation des réseaux gouvernementaux et publics. Pour le comprendre aisément, l’appareil dispose de deux emplacements pour cartes SIM : l’un pour disposer d’un réseau de téléphonie/data classique sur opérateur public, l’autre pour un réseau spécifique. L’appareil peut être modulé avec des équipements différents en fonction des besoins du gouvernement qui souhaite l’acquérir pour sa flotte. C’est ainsi que les réseaux satellite peuvent être combinés aux réseaux 3G, 4G… Tout cela au travers d’un slot d’extension propriétaire et un port PDMI (Portable Digital Media Interface) capables de recevoir tout ce qui sera nécessaire à la sécurisation la meilleure dans la meilleure des technologies de communication.

En termes de sécurité, il y a bien sûr le contrôle des moyens de communication, mais il y a aussi les moyens de garantir que les puces qui équipent la carte électronique du smartphone ne puissent pas être récupérées et analysées physiquement ultérieurement. C’est une des problématiques des possibilités de hacking démontrées par Zac Franken parfaitement complétée par Adam Laurie dans cet article où il est question d’arriver à récupérer les données inscrites sur une puce par une analyse visuelle microscopique automatisée. La seule solution consiste donc à effacer les données sur les puces avant qu’elles puissent être récupérées : le smartphone Black est conçu pour qu’en cas d’ouverture physique de l’appareil, les puces soient automatiquement effacées.

Pour réaliser le Black qui ne sera a priori pas commercialisé pour le grand public, Boeing a conçu une architecture matérielle appelée PureSecure, basée sur des équipements de confiance en termes de provenance et de fiabilité (notamment STmicroelectronics), de manière à y appuyer son système d’exploitation fait pour s’assurer que toute la sécurité est garantie avant de commencer à échanger des données. Il ne sera donc ainsi pas possible à un virus de se glisser dans l’équipement sans être détecté et écarté en tant que suite de données étrangère. Ceci en sachant que l’intégralité du système fonctionne avec des données et des programmes en permanence cryptés.

Dans le cas présent, l’avionneur exploite bon nombre de ses compétences dans l’intégration de technologies sécurisées et fiables qu’il utilise à l’intérieur même de ses avions.  La faille ne pourra venir que de l’intérieur.

Retrouvez tous les articles de notre Dossier Smartphones

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *