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Durée de vie des données sur un SSD, une question de température ?

Disques SSD

Le buzz et la manière de présenter l’information de manière journalistique poussent souvent à choisir des titres accrocheurs. Dans les faits, oui, la température peut, sous certaines conditions, réduire le temps de stockage des données dans les SSD, mais…


C’est la société Seagate qui est à l’origine de l’étude menée sur la fiabilité du stockage des données sur SSD (Solid State Drive). Si Seagate est le leader mondial dans le domaine de la fabrication des disques durs, ceci explique peut-être cela. Toutefois, il ne faut pas être trop mauvaise langue car Seagate a également besoin d’utiliser les SSD pour certaines de ses gammes de disques durs pour en améliorer les performances dans certains cas d’usages. Le constructeur est donc forcément soumis aux caractéristiques des SSD s’il veut pouvoir en combiner les technologies avec ce qu’il maîtrise depuis longtemps. Or, on le sait, ce sont les disques durs magnétiques qui chauffent le plus par rapport aux SSD! L’incidence du comportement de la température est donc fondamentale.

Quelles sont les réalités de l’étude ?

L’information provient d’Alvin Cox de Seagate dans une présentation qu’il avait faite au JEDEC, l’organisme qui se charge de la standardisation de la micro-électronique. Sur un graphe (voir ci-contre), il reporte la durée de vie des données stockées dans un SSD en nombre de semaines en fonction de la température. Ce qui est indiqué, ce sont des durées de stockage sans alimentation électrique : à 25°, la durée de vie est de 2 ans, à 30°, 1 an, à 35°, 6 mois, à 40° 3 mois, etc.

 

Temperatures and data retention

 

Ceci va donc concerner tous les équipements déchargés (téléphones mobiles, tablettes, PC portables à disque SSD,…) ou non alimentés pendant des semaines. Ce qui est critique, alors que les températures du graphe sont indiquées en degrés Celsius, c’est que 5 degrés d’augmentation de la température divise par deux la durée du stockage.

D’après les informations qui ont pu être collectées à la source, c’est la seule donnée sur laquelle on puisse se référer de manière sûre. Certains articles parlent de la destruction du support. La logique “physique” et “électronique” laisse plutôt envisager qu’il s’agisse du contenu et donc des données.

 

Lire aussi : 5 astuces pour réduire les risques
de perte de données sur les disques SSD

 

Toutefois, si certaines données relatives à l’accès et à l’organisation des données sont également stockées en SSD (ce qui peut être logique, mais loin d’être obligatoire techniquement parlant), leur perte implique le même genre de comportement possible que celui d’un disque dur avec atterrissage de têtes : la récupération des données est très complexe et d’autant plus si certaines données liées au principe même du système sont perdues en même temps. Même pour les meilleurs professionnels de la récupération de données, la difficulté peut être colossale.

En conclusion, mieux vaut utiliser correctement ses SSD, notamment lorsqu’il s’agit de clés USB : bien les déconnecter avec l’outil logiciel adéquate, et les brancher régulièrement.

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