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Le juge appelle “Amazon Echo” à la barre ?

Aujourd’hui, l’internet des objets (ou IoT pour internet of things) est au centre des préoccupations des consommateurs. Amazon a joué un rôle important sur ce marché et a fait une entrée remarquée grâce à Amazon Echo et sa version compacte de Echo Dot en exploitant l’assistant virtuel Alexa (conçu par Amazon). Ces objets connectés permettent aux utilisateurs de jouer de la musique, régler une alarme, lire des livres, faire des listes de tâches ou rechercher des informations.

Comment fonctionne Amazon Echo ?

Il existe 15 000 autres extensions au sein de ces objets connectés. Ces extensions sont capables d’interaction vocale et utilisent des contrôles vocaux comme : «Alexa, trouve moi un taxi » Ou encore : «Alexa, allume la lumière de ma chambre ». Il peut aussi se connecter à d’autres appareils comme un ordinateur portable ou une télécommande qui peuvent ainsi être contrôlés par la voix humaine .

Echo d’Amazon et Google Home n’enregistrent pas de données sur les périphériques. Echo et Echo Dot disposent d’un espace de stockage plutôt grand. La version 2 de Dot possède une mémoire LPDDR3 de 4 Go intégrée. Amazon déclare qu’il utilise uniquement l’espace de stockage d’un microprogramme et d’une mémoire tampon. Ces deux dispositifs transfèrent tous les enregistrements vocaux directement au centre de stockage de données d’Amazon.

Cela dit, même si les données vocales ne sont pas enregistrées sur le périphérique, les utilisateurs sont tout de mêmes inquiets du fait que ces appareils, une fois activés et connectés écoutent ce qu’il se dit dans leur maison et répondent lorseque l’utilisateur pronounce le mot d’activation « Alexa » de la même manière que  Google Home avec  O.K. Google. Ces conversations sont enregistrées et transferées  à des serveurs qui seront «indéfiniment » conservées par Amazon, Google ou autre. Qu’en est’il alors de nos conversations privées qui sont détenus par ces géants de l’informatique ?

La raison pour laquelle les entreprises regroupent cette énorme quantité de données est simple : se rapprocher de ses clients et connaître finement leurs besoins. Pour Amazon, chaque utilisateur est un nouveau prospect pour des nouvelles offres. Avec de tels périphériques connectés, il est alors possible de survivre sans quitter la maison.Un réfrigérateur connecté peut commander lui-même des courses, les lampes peuvent commander elle-même de nouvelles ampoules lorsque les anciennes ne fonctionnent plus. La solution est d’offrir au client un seule produit qui satisfait tous les besoins du quotidien. Mais l’analyse détaillée de ces données collectées  reste un mystère. Est-ce que ces appareils Echo vous espionnent réellement et transmettent vos données aux autorités gouvernementales ? Cette rumeur est-elle fiable ? Cela reste à voir.

Amazon Echo, témoin d’un meurtre ?

Dans le cadre d’une enquête pour meurtre aux Etas-Unis, un appareil “Echo” d’Amazon a été découvert sur la scène de crime. Des données enregistrées pourront aider la police à enquêter sur le meurtre de Victor Collins retrouvé noyé dans la baignoire de la maison de James Bates à Bentonville,en Arkansas. Au cours du procès, une requête  de l’agence fédérale pour qu’Amazon lui donne accès aux données enregistrées de la nuit du meurtre . Selon la justice, Amazon a tout de meme coopéré en transmettant les enregistrements à la police après s’être assurée que les droits constitutionnels de son client ont de bonnes raisons d’être divulgués. La police enquête encore sur les enregistrements vocaux et aucune information n’a été transmise au public sur ce qui s’est réellement passé.

Cette affaire montre clairement que les dispositifs des «objets connectés » ont un rôle important à jouer dans les années à venir en matière d’investigation judiciaire. La police scientifique les utilise pour répondre aux exigences de la justice dans le cadre des enquêtes préliminaires ou de procès entre un manager et son ancienne entreprise. Aujourd’hui, ces données stockées dans les objets connectés doivent être examinées de la même manière que celles contenues sur les ordinateurs, serveurs, smartphones ou tablettes. C’est également le cas des données stockées dans le cloud ou les « data center» d’Amazon. Mais comme il n’est pas facile d’y accéder dans la plupart des cas, elles doivent alors être saisies par la police scientifique.

Une fois que les enquêteurs accèdent à ces données, ils réalisent une copie du support de stockage d’origine (disque dur, SSD, carte FLASH, bande magnétique ou tout autre support de stockage) et analysent ensuite les informations concernant l’affaire concernée dans cet océan de données. Après une première évaluation, ils utilisent des logiciels spécialisés pour rechercher parmi ces données les preuves qui leur permettraient d’inculper le suspect.

Petit rappel : Si vous ne souhaitez pas que vos enregistrements soient stockés, allez sur votre smartphone sur votre application «Alexa» et supprimez vos conversations une par une. Si vous souhaitez les supprimer en bloc, vous pouvez le faire directement en vous connectant à votre compte avec ce lien https://www.amazon.com/mn/dcw/myx.html?tag=w050b-20. Et si vous souhaitez garder votre intimité pendant au moins un certain temps, les deux applications Alexa ou Google Home disposent de boutons Mute…

 

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