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La salle blanche “démystifiée”

La salle blanche

Si vous êtes victime d’une perte de données pour la première fois et que vous n’avez encore jamais eu affaire au sujet – que ce soit à titre individuel ou en tant qu’employé d’entreprise – vous êtes susceptible de répondre aux questions suivantes : quel prestataire en récupération de données choisir ? Qui fait la meilleure impression et qui est compétent ? Mais aussi : qu’est-ce qu’une salle blanche de récupération de données et qu’est-ce qu’un laboratoire de récupération de données ?

Tout d’abord, comme lors de toute prise de décision, il est recommandé de rechercher suffisamment d’informations concernant les compétences et les antécédents en matière de récupérations de données réussies lorsque vous choisissez une entreprise de récupération de données. De même, il est conseillé d’avoir une connaissance claire des procédés utilisés par les différentes entreprises.

Après sa réception, le support de stockage est d’abord contrôlé pour savoir s’il est accessible de manière classique via un système d’exploitation.Si ce n’est pas le cas avec par exemple un disque dur, il est envoyé en salle blanche.

À quoi s’apparente habituellement le travail en salle blanche ?

Chaque cas étant unique, on ne peut pas parler de démarche type. Dans la plupart des cas cependant, voilà comment se déroule le processus : pour commencer, le disque dur est ouvert, la tête de lecture / écriture est examinée au microscope et la résistance est mesurée. Lorsque la tête est défectueuse, elle est d’abord nettoyée, puis testée pour la faire fonctionner. Parfois, il faut remplacer ou réparer la tête (ou toute autre pièce mécanique). Pour ces cas précis, Kroll Ontrack possède un stock considérable de pièces de rechange dans chacune de ses salles blanches à travers le monde.

Étant donné qu’il existe une multitude de versions différentes du même disque dur des fabricants, il est essentiel pour les techniciens à travers le monde de partager leurs connaissances. Ils savent parfaitement que la tête de lecture / écriture d’un modèle de disque dur est compatible avec telle autre. Une fois le disque réparé, les données récupérées sont transférées sur un nouveau disque dur et mises à disposition du client.

Lorsqu’il s’agit de récupérer des données sur des appareils mobiles ou une mémoire flash, le processus est en principe assez similaire. À nouveau, les techniciens essaient d’identifier le composant défectueux  en vue de le remplacer. Dans le cas des mémoires flash, il est assez courant que le contrôleur soit tombé en panne.Les puces mémoire sont retirées et transférées sur un autre circuit avec un contrôleur adapté. Sur le site internet de Kroll Ontrack, vous trouverez plusieurs vidéos très instructives qui expliquent parfaitement le travail réalisé en salle blanche.

Pourquoi les techniciens en salle blanche de Kroll Ontrack ne portent-ils pas de combinaisons de protection lorsqu’ils travaillent ?

Contrairement à ce que de nombreux prestataires en récupération de données veulent faire croire, par exemple par l’intermédiaire de photos sur Internet, il n’est absolument pas nécessaire pour les techniciens en salle blanche de porter des combinaisons de protection intégrales (même pour les interventions les plus délicates).

Dans le cadre d’une extraction haute qualité pratiquée dans le contexte d’une salle blanche classe 100, l’environnement sans poussière et les gants et blouses portés par les techniciens garantissent de manière suffisante qu’aucune saleté ou substance produite par l’épiderme n’entre en contact avec le support. De plus, les salles blanches sont munies d’un revêtement antistatique spécifique et les chaussures de travail des techniciens font dériver les charges électriques. Le choc issu des décharges électrostatiques peut être complètement évité.

 

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en récupération de données

 

Il s’agit d’un élément particulièrement important car, outre les composants électroniques d’un disque dur, les techniciens sont également amenés à contrôler ou à remplacer les puces du contrôleur ou les puces mémoires installées dans un appareil mobile (de type smartphone par exemple) pour restaurer les données du client. Mais porter une combinaison intégrale ou scaphandre n’a absolument aucun sens.  Et lorsque vous voyez ce genre d’images sur Internet, il s’agit en fait de “mises en scène”.

Les combinaisons intégrales ou scaphandres sont utiles pour produire des disques durs (salle blanche de classe 10 requise) ou en cas d’exposition à des substances radioactives ou chimiques dangereuses… ce qui est loin d’être le cas avec la récupération de données.

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