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Stockage : le Raid 5 reste-t-il la panacée ?

Récupération de données sur serveur

Le RAID (Redundant Array of Inexpensive Disks) est utilisé pour répartir les risques de pannes et favoriser la récupération des données. La version RAID 5 utilisée depuis les années 90 était souvent considérée comme la plus fiable. La croissance de la capacité des disques aurait pour effet de réduire la fiabilité du dispositif.  Le RAID 5 reste-t-il la panacée ?

La course à la fois à la performance et à la capacité de stockage maintient toujours le paradoxe sur la fiabilité qu’elle engendre. Comment se prémunir contre une éventuelle panne et surtout comment récupérer les données dans ce cas précis ? Pour cela, le RAID 5 avait à peu près équilibré l’ensemble des risques jusqu’à ce que les capacités de stockage atteignent le Tera. Pourquoi ? Parce que le principe même du RAID 5 consiste à réaliser à la fois un mirroring réparti en “bandes de données” sur plusieurs disques tout en augmentant les performances. Il  nécessite 3 disques pour fonctionner : chaque disque contient une partie des données et une information de parité réparties sur l’ensemble des disques. Si un disque tombe en panne, les autres disques sont, soit capables de disposer de l’intégralité des données, soit de reconstruire un quatrième disque du même type que celui qui est tombé en panne, grâce au dispositif de parité : il suffit dans les deux cas de remplacer le disque dès qu’il est en panne ou d’en avoir un cinquième qui prenne automatiquement le relais en se mettant sous tension au moment opportun.

Le principal problème qui se pose, c’est qu’il peut y avoir besoin de 4 ou 5 h pour recréer un disque de 500 Go, et 10 h ou plus pour un disque de 1 To, etc. Si un second disque tombe en panne pendant cette période, le risque est énorme. A cela s’ajoute le fait que si le RAID 5 utilise techniquement 4 disques pour son mode opérationnel, on peut jouer sur des astuces qui consistent à augmenter la capacité de chaque disque “matériel” de la grappe RAID en créant des disques logiques qui peuvent agréger des dizaines de disques pour augmenter “virtuellement” la taille de chacun des 4 disques. Ceci se fait avec des cartes électroniques spéciales dont certaines sont équipées de mémoire SSD pour accélérer l’ensemble des traitements. Seulement voilà, quoi qu’il en soit, s’il faut 10 h pour 1 Tera, il en faut plusieurs dizaines voire centaines pour quelques dizaines de Teras.

Les laboratoires de Kroll Ontrack sont désormais sollicités pour récupérer des grappes de disques en RAID 5 (ou autre) pouvant atteindre les 40 disques physiques ! Cela peut prendre des dizaines de jours de récupération et de reconstruction en utilisant simultanément les capacités de plusieurs laboratoires de la société répartis dans plusieurs pays ! Ne parlons même pas des disques en grappe ayant été exploités pour héberger des machines virtuelles exploitant elles-mêmes des dispositifs RAID virtuels !

On le comprend aisément, le RAID nécessite que l’on garde la culture du remplacement régulier.

2 Responses to "Stockage : le Raid 5 reste-t-il la panacée ?"

  • Baleyba
    29 octobre 2015 - 2:51 Reply

    Salut,

    Le raid 5 fonctionne avec un minimum de 3 disques et non 4 ! 🙂

    ++
    Bal

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