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Comment fonctionne le système de stockage RAID : Les niveaux de RAID

Dans notre dernier article, nous avons expliqué l’idée de base du RAID ainsi que les termes les plus couramment utilisés quand nous abordons ce type de stockage. Dans cette seconde partie, nous expliquerons ce que sont les niveaux de RAID et comment certaines configurations traditionnelles fonctionnent. Nous allons également découvrir quels défis le stockage RAID peut engendrer si une récupération de données est nécessaire.

Les niveaux de RAID

Tout d’abord, nous allons aborder les trois concepts clés du RAID : le mirroring, la copie de données sur plus d’un disque ; le striping, la division des données sur plus d’un disque ; et la correction d’erreur, le stockage des données redondantes afin de détecter et résoudre les problèmes (connu sous le nom de tolérance aux pannes). Différentes configurations RAID utilisent une ou plusieurs de ces techniques en fonction des exigences du système.

Les configurations RAID standard sont appelées niveaux. A l’origine, il y avait cinq niveaux, mais beaucoup de variations sont apparues, notamment celles avec plusieurs niveaux imbriqués et des niveaux non standards (la plupart du temps propriétaire). Ainsi, nous avons vu des niveaux de RAID allant de RAID 0 à RAID 51 (et au-delà). Les différents niveaux ont différents types de redondance, et un compromis doit être généralement fait entre la tolérance aux pannes et la performance, en fonction de l’utilisation. Par exemple, certains niveaux de base comprennent :

RAID 0 – Souvent appelé « striping », c’est le niveau de RAID le plus basique. Il n’offre pas de redondance mais une excellente performance. Les données sont réparties sur au moins deux disques et, avec chaque disque ajouté, les performances de lecture/écriture et la capacité de stockage sont améliorées sur un seul disque.

Capture 1 RAID 0

 

RAID 1 – Ce niveau est aussi appelé « mirroring », qui, comme son nom l’indique, reflète les mêmes données sur deux disques, fournissant ainsi le niveau le plus bas de redondance RAID. Ce niveau peut jusqu’à doubler les performances de lecture sur un seul disque, mais ne modifie pas la vitesse d’écriture. Les données stockées sont toujours accessibles tant qu’un disque continue de fonctionner.

 

Capture 2 RAID 1

RAID 5 – C’est une configuration basique qui offre un bon compromis entre la sécurité et la performance. Il faut au moins trois disques. Il fournit un gain de vitesse de lecture mais n’améliore pas les performances d’écriture. Le RAID 5 introduit la « parité » dans la matrice, qui occupe la place d’un disque. Ce niveau peut tolérer la panne d’un disque.

Capture 3 RAID 5

RAID 6 – Il reprend le concept du RAID 5 en l’emmenant plus loin – un minimum de 4 disques sont nécessaires et il introduit la double parité. Cela signifie que des données peuvent être créées même si deux disques subissent une panne dans la matrice.

Capture 4 RAID 6

Les matrices RAID modernes

Aujourd’hui, il existe de nombreuses façons d’obtenir plus de votre système RAID. Toutefois, étant donné la nature très complexe et technique des matrices modernes (et comment elles peuvent être utilisées avec d’autres systèmes complexes pour améliorer l’efficacité et augmenter les bénéfices, tels que la virtualisation), il n’est pas rare que l’une de ces technologies souffre d’un défaut. Lorsque cela se produit, en raison de l’inter connectivité des systèmes multiples, cela peut potentiellement causer une importante perte de données, ce qui peut coûter des millions aux entreprises qui devront cesser leur activité.

Les matrices RAID modernes peuvent également utiliser plusieurs systèmes de fichiers, comme le BTRFS ou ZFS au niveau du matériel, avec des surcouche NTFS ou HFS pour le support des applications via la virtualisation.

Défis pour la récupération de données

Comme vous avez pu le voir, les matrices RAID sont très complexes. Ceci est souvent intensifié dans les infrastructures informatiques des entreprises car les systèmes RAID sont utilisés principalement pour des tâches essentielles de l’entreprise ; où la disponibilité et l’efficacité sont des facteurs cruciaux. De plus, de nouvelles technologies comme la virtualisation ou des applications de base de données peuvent être synonymes de catastrophe pour une entreprise si le système tombe en panne.

Du point de vue de la récupération de données, il serait habituellement nécessaire de reconstruire non seulement le système de fichiers RAID, et de contourner les défaillances physiques, mais également d’évaluer toute architecture virtualisée qui peut exister. Cela peut souvent rendre une tentative de récupération extrêmement complexe et prendre du temps ; cependant, dans de nombreux cas, les récupérations de données sont couronnées de succès.

Soyez prêt

Malheureusement, les disques peuvent (et vont) tomber en panne à un moment ou un autre. Lorsque cela se produit, si les disques individuels tombent en panne, alors (en supposant qu’il soit RAID 1 ou supérieur) le disque défectueux peut simplement être remplacé par un nouveau et la carte de stockage des données reconstruite sans perte de données. Si une panne du disque dépasse la capacité de redondance du RAID, vous devriez consulter un spécialiste de la récupération de données pour augmenter vos chances de récupération. Il est impératif de vous assurer que le fournisseur que vous avez choisi possède les outils et l’expertise pour effectuer une récupération dans toutes les configurations ou perte de données. Vous devez également déterminer si il a ou non des partenariats directs avec les fournisseurs de stockage et des capacités de développement pour recevoir des configurations sur mesure.

One Response to "Comment fonctionne le système de stockage RAID : Les niveaux de RAID"

  • Cabinet GFC Informatique
    30 juin 2016 - 11:44 Reply

    On pourrait ajouter que ce point est un critère de choix de la configuration matériel du serveur ou de l’ordinateur : la carte raid, le nombre d’emplacements et le nombre et type de disques sont les principales options des modèles de serveurs.

    On peut même noter que la compacité des machines individuelles ne laissent plus la place à plusieurs disques : le RAID sans appareil externe est une option qui est fermée à beaucoup d’utilisateurs (portables, machines Macintosh non Pro, barebone,…).

    Une petite vérification du paramètrage après les installations et modifications d’installations n’est pas inutile par expérience, ainsi qu’un coup d’œil sur les voyants de fonctionnement des disques.

    La remarque sur l’utilité de consulter un “spécialiste de la récupération de données” est pertinente . Vous avez un nom ?

    Je rigole, vous ne pensez pas que vos lecteurs ne savent pas sur quel site ils sont ? Je crois que je me répète aussi…

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