Qu’est-ce qu’une salle blanche ?

L’idée avec une salle blanche est de créer un espace clos dans lequel il sera possible de maîtriser la concentration en particules, celles-là mêmes qui risquent d’endommager les appareils sur lesquels on travaille. Moins il y a de poussière, meilleure est la qualité de la salle blanche et donc de la protection.

La classification des salles blanches, aussi connues sous le nom de salle propre, sera ainsi déterminée par cette concentration en particules. Selon la norme ISO 14644-1, une salle ISO 8 compte au maximum 29.300 particules de 5 µm/m³. Pour vous donner une idée concrète de cette propreté, dites-vous qu’une personne immobile émet en moyenne 100.000 particules de moins de 50 µm, des éléments qui sont invisibles à l’œil nu. Vous comprendrez pourquoi l’usage d’une chambre blanche va de pair avec l’utilisation de tenues spécifiques incluant des masques.

Afin de maîtriser cette concentration particulaire de la salle blanche classe ISO 8, on contrôle l’empoussièrement, le degré d’humidité de l’air (hygrométrie) ou encore la température. Cela passe entre autres par le choix des matériaux utilisés pour les cloisons, le plafond, le sol, mais pas seulement. La "propreté" de la salle tiendra également de la performance des filtres à haut rendement qui gèrent les flux d’air.

Pourquoi travailler en salle blanche ?

La densité de données extrême des disques durs actuels a entrainé les principaux acteurs du marché de la récupération de données à utiliser des technologies de plus en plus pointues pour assurer une qualité de récupération optimale.

En effet, la distance de lévitation entre les têtes de lecture et les plateaux magnétiques est si fine qu'un simple grain de poussière suffit pour endommager définitivement le support, et  causer un atterrissage des têtes de lecture. Il est donc nécessaire pour les sociétés comme Kroll Ontrack de travailler dans un environnement quasi-hermétique aux poussières lors d'une intervention sur disque dur ouvert, pour la réparation et la récupération de fichiers endommagés. Une intervention en laboratoire ou en salle blanche est notamment nécessaire lorsque votre matériel est physiquement endommagé (en savoir plus sur les différents types de pannes).

Le traitement de votre disque dur dans une chambre blanche

Tous ces traitements particuliers apportés dans la conception et l’utilisation d’une salle blanche ISO 8 visent principalement à réduire la production de poussière et de particules contenues dans l’air. Ces précautions ont également pour objectif de minimiser la rétention de saleté dans la salle.

Il faut savoir que dans une opération de récupération de données sur un disque dur, les techniciens doivent parfois découvrir les plateaux magnétiques qui ne sont autres que les éléments de stockages des informations. Et même si cette étape n’est pas toujours requise, les disques durs ne sont pas totalement hermétiques aux fines particules.

Un niveau accru de sécurité est donc requise en toute circonstance. La salle blanche étant exempte de toute saleté, les risques d’altération de votre disque dur sont écartés, ce qui permet d’effectuer la récupération de vos données dans les meilleures conditions.

Classification des salles blanches (norme ISO 14644-1)

Une classification des salles blanches (ou plus exactement "salle propre" selon la norme ISO 14644-1)  a été définie en fonction du nombre de particules par unité de volume. Cette qualification des salles est réalisé à l'aide d'un compteur de particules qui comptabilise le nombre de particules dans un volume donné afin de déterminer la classe de la salle blanche. Les classes ISO vont de 1 à 9. Par exemple, une salle blanche de classe ISO 5 contient au maximum 105 soit 100 000 particules par m³.

De plus, selon la définition de la norme internationale ISO 14644-1, les paramètres liés à la température, l'humidité et la pression doivent être maintenus à un niveau précis. Le paramètre le plus important reste, cependant, la quantité de poussière par unité de volume.

Les salles blanches Kroll Ontrack

Leader sur le marché de la récupération de données, Kroll Ontrack investit en permanence en recherche & développement.

Kroll Ontrack dispose de 18 salles blanches à travers le monde et de plus de 200 ingénieurs aptes à trouver une solution aux cas de perte de données. Nos laboratoires et salles blanches sont homologués par les principaux fabricants de disques durs et restent à la pointe de la technologie pour garantir un taux maximal de récupération de données perdues.

L’ouverture d’un disque dur nécessite des précautions pour éviter la contamination par des poussières. Aussi, est-il important de ne pas tenter de réparer un disque dur par vous-même, car la moindre altération de la surface des plateaux des disques pourrait causer une perte définitive de vos données.

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